Succession franco-algérienne à Marseille : quel droit s'applique ?

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succession franco-algérienne

Quel droit s’applique à une succession franco-algérienne ?

La loi applicable est la première question à trancher, avant même d’ouvrir le dossier successoral. Vu de France, le règlement européen y répond ; vu d’Algérie, le droit algérien.

La convention franco-algérienne du 27 août 1964 : un texte sans règle successorale

Vu de France

le règlement européen n° 650/2012 désigne la loi de la dernière résidence habituelle du défunt pour l’ensemble de ses biens, meubles et immeubles, qu’ils soient situés en France ou en Algérie, sauf choix par testament de la loi de sa nationalité.

Vu d’Algérie

les autorités algériennes appliquent leurs propres règles de droit international privé, qui retiennent en principe la loi nationale du défunt, notamment pour les biens situés en Algérie.

Le règlement européen 650/2012 et son rôle dans les dossiers franco-algériens

Le règlement (UE) n° 650/2012 (parfois appelé « Rome IV ») s’applique en France aux successions ouvertes depuis le 17 août 2015, y compris lorsqu’elles concernent un État non membre comme l’Algérie (article 20). Il désigne en principe la loi de la dernière résidence habituelle du défunt, qui régit l’ensemble de la succession.

L’Algérie n’est pas membre de l’Union européenne et n’est donc pas liée par le règlement : pour les biens situés en Algérie, les autorités algériennes appliquent leur propre droit, quel que soit le résultat retenu en France.

Pour les biens situés en France, le notaire français applique la loi désignée par le règlement. Aucune convention bilatérale sur la loi successorale ne vient l’écarter, mais le notaire doit anticiper les divergences avec le résultat algérien.

Chaque dossier est unique : résidence effective du défunt, nature et localisation des biens, nationalité du défunt et des héritiers ; tous ces éléments influencent le raisonnement juridique applicable.

Légalisation consulaire d'un acte d'état civil pour une succession franco-algérienne
succession franco-algérienne

Les étapes pratiques d’une succession franco-algérienne

Documents requis pour le volet français

Acte de décès algérien : dispense de légalisation

Les actes publics algériens, notamment les actes d’état civil, sont en principe dispensés de légalisation et d’apostille pour être produits en France, en vertu des accords franco-algériens. Il faut en revanche disposer d’une copie récente et, le cas échéant, d’une traduction. Ce point mérite d’être anticipé : un document incomplet peut retarder l’ouverture du dossier de plusieurs semaines.

Livret de famille et actes d’état civil des héritiers

, traduits par un traducteur assermenté si établis en arabe.

Inventaire du patrimoine situé en France

titres de propriété, relevés bancaires, valeurs mobilières.

Acte de notoriété

établi par Maître Combettes, identifiant les héritiers et leurs droits en application de la loi successorale désignée par le règlement européen.

Déclaration de succession

, déposée dans les 6 mois suivant le décès s’il est survenu en France, ou dans les 12 mois s’il est survenu hors de France (art. 641 CGI).

Coordination avec le volet algérien

Pour les biens situés en Algérie, la procédure suit le droit algérien. Un certificat d’hérédité algérien peut être requis pour débloquer les comptes ou transférer les immeubles. Ce document est délivré par le tribunal ou le notaire algérien compétent.

Maître Combettes assure la coordination entre les deux procédures : alignement des calendriers, vérification de cohérence entre les actes français et algériens, anticipation des risques de double imposition. La France et l’Algérie disposent en effet d’une convention fiscale du 17 octobre 1999 qui couvre aussi les successions : son application dépend de la nature et de la localisation des biens ainsi que du domicile du défunt.

Loi applicable selon la nature du bien, immeuble ou meuble, succession franco-algérienne
Successions franco-algériennes

Pourquoi un notaire marseillais maîtrisant ces dossiers fait la différence

Marseille concentre la première communauté algérienne de France. Les dossiers de succession franco-algérienne y sont particulièrement fréquents.

Maître Combettes accompagne ces dossiers en s’appuyant sur plusieurs points :

Maîtrise des textes applicables

Règlement européen 650/2012, droit algérien, convention fiscale franco-algérienne de 1999 et leur interaction : la qualification juridique préalable conditionne l’ensemble du dossier.

Bilinguisme opérationnel

Correspondances avec les interlocuteurs algériens, lecture des pièces en arabe avec traducteurs assermentés partenaires, accompagnement des héritiers non francophones lors des entretiens.

Réseau de correspondants

Coordination avec notaires et avocats algériens, traducteurs assermentés pour les actes d’état civil, anticipation des délais d’obtention des pièces.

Un dossier franco-algérien mal qualifié en amont peut retarder de plusieurs mois le déblocage des comptes bancaires, générer des pénalités fiscales pour retard de déclaration ou exposer des héritiers à une double imposition évitable. L’identification correcte de la loi applicable, en France comme en Algérie, est le premier acte indispensable.

Réponses claires

Questions fréquentes

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Premier entretien, dossiers bilingues, Coordination France–Algérie, 04 91 46 08 90